18. Un statut et un code du travail spécifique adaptés à la P.M.E.


Définition d'un statut différent entre la grande entreprise industrielle (5 % des entre¬prises) et l'entreprise indépendante en majorité à caractère familial (92 % des entrepri¬ses françaises ont moins de 20 salariés), afin que, par exemple, les réglementations en matière du droit du travail ne soient pas identiques pour RHONE-POULENC et pour l'artisan boulanger du quartier.

Que toute ces lois soient claires et explicites pour tout le monde.

Il faut convaincre l'artisan de ses possibilités et créer un environnement donnant confiance, limitant les risques qu'il devra prendre pour participer efficacement à la lutte contre le chômage.

Nous enfoncerons le clou en nous répétant : les grands maux méritent de grands remèdes. Pour que l'artisan joue pleinement son rôle de créateur d'emplois, il faut ré¬former entièrement le code du travail et les conventions collectives et élaborer un dis¬positif législatif rendant les conditions d'emploi plus souples pour les artisans et les commerçants sans remettre en question les droits des salariés.

Pour beaucoup la peur de débaucher est plus forte que la nécessité d'embaucher, car le coût du licenciement est plus important que le montant d'une quelconque prime ou incitation à l'emploi.

Certaines mesures prévoyant la prise en charge par les ASSEDIC d'une sorte de chô¬mage économique sans que l'entreprise artisanale ou commerciale ait à régler de lour¬des indemnités de licenciement auraient pour effet d'encourager le secteur artisanal et commercial à créer environ 400 000 emplois d'une durée moyenne de 6 mois, surtout dans certains secteurs qui fonctionnent saisonnièrement (principe des intermittents du spectacle).

Cet exemple ne relève pas de l'utopie, c'est seulement la constatation de ceux qui sont quotidiennement à l'écoute du commerce et de l'artisanat, les responsables d'organisa¬tions professionnelles comme la C.G.A.F. qui tient à jouer le rôle prépondérant qui a toujours été le sein depuis sa création en 1922.

Tout doit être fait pour que notre secteur ne soit pas la seule bouée de sauvetage à laquelle s'agripperont les naufragés du chômage. Rien ne rentrera dans l'ordre tant qu'un partage du risque ne sera pas instauré, car le risque, paradoxalement, peut, lorsqu'il est limité, servir de motivation mais être paralysant quand il est trop grand. Les patrons ont peur, les employés sont démobilisés car assistés à 100 %.

L'emploi se créé par la consommation et non, comme ont trop tendance à le faire les gouvernements successifs, par la fiscalisation. Alors, pour rétablir les équilibres économiques, partageons les risques et développons les entreprises.


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