19. Diminution du poids des charges sociales sur les entreprises


Depuis le début des années 70 les dirigeants politiques butent sur le chômage.
Il est temps d'en finir avec les habitudes et les conformismes.

Comment effacer la zone d'exclusion de l'emploi ? La stratégie est claire réduire le coût salarial, donc les charges sociales qui l'augmentent et créés ainsi une concurrence dé¬loyale avec les pays sous-développés où la main d'œuvre est bradée. I1 n'existe d'ailleurs pas d'autre moyen. Nous retrouverons le plein emploi lorsque l'équilibre sera réalisé sur le marché du travail.

I1 est grave que dans notre société nous acceptions que la personne humaine soit consi¬dérée comme 'un produit'. Cela ne gène personne que la dignité des personnes soit livrée au jeu des lois économiques jusqu'à avoir réinventé l'esclavage donc l'esclavagisme, mais en prenant bien garde de le moraliser, c'est-à-dire en le laissant dans les pays du tiers-monde ou en voie de développement dans lesquels la main d'œuvre est 100 fois moins chère. Cela donne bonne conscience à notre société.

Quand nous parlons emploi, en France, nous oublions de dire quel est le coût total du sa¬laire pour l'employeur. On oublie de dire qu'il faut ajouter au salaire brut les cotisations d'assurance maladie, retraite, ASSEDIC, CSG ce qui fait que le salarié ne touche lui-même que 80 % de son salaire brut et que l'employeur, lui, doit payer encore 50 % de ce salaire, plus provisionner une somme pour les congés payés, les jours fériés, et toutes les taxes calculées sur les salaires : taxe d'apprentissage, taxe professionnelle, taxe de formation, etc... ce qui amène un coût salarial de plus du double du salaire.

Ces charges, devenues excessives, entraînent des effets pervers et préjudiciables à l'em¬ploi. En effet, les entreprises condamnées à la recherche de la productivité la plus élevée, pour conserver ou développer leur part de marché, ont remplacé tous les emplois les moins qualifiés par des robots, ceux-ci ne suffisant plus, elles pratiquent désormais la délocalisation.

L'absolue nécessité est de déplacer le financement des régimes sociaux grâce à une me¬sure simple et générale qui est de remplacer le taux des charges patronales sur les salaires bruts par un taux inférieur de 50 % en faisant disparaître toutes les primes à l'embauche qui ne servent qu'aux chasseurs de primes et aux entreprises qui ne se créent pas forcé¬ment pour le bien de notre société.

Nous devons faire la différence entre une entreprise de main d'œuvre qui croule sous les charges calculées sur les salaires et les entreprises dans lesquelles la main d'œuvre est inexistante (ex : l'industrie pétrolière).
L'allègement des cotisations sociales n'est pas un cadeau aux entreprises, mais surtout un cadeau à l'emploi. Demain, quel financement trouverons-nous pour perpétuer notre sys¬tème de protection sociale ?

Nos propositions sont les suivantes : il suffit de remplacer cette partie de cotisations et de retenues par une fiscalisation ou plutôt par une taxe à la consommation à tous les échelons de la distribution. Cette base devra s'appliquer sur tous les bénéfices spéculatifs, boursiers, financiers, immobiliers, activités commerciales transactionnelles.

CONSÉQUENCES POSITIVES D'UN TEL PLAN SOCIAL

- Baisse des coût de production,
- Compétitivité internationale,
- Relance de l'emploi,
- Relance de la consommation des ménages,
- Relance des investissements des entreprises,
- Stabilité, voire baisse des prix,
- Lutte efficace contre le travail au noir.




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